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Traiter les réseaux sociaux en SNT

Un thème majeur de la SNT et l'un des plus intéressants à mon sens : les réseaux sociaux. Je me rappellerai toujours mon premier cours sur le sujet.

« Facebook, c'est pour les vieux ! »

Je présente le programme à mes élèves en leur détaillant ce que nous allons voir sur cette année de SNT. Fier de leur proposer des cours qui me semblent modernes, je leur dis : « Réseaux sociaux. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous apprendre à liker, à faire un tweet ou à poster une photo Insta, vous savez déjà faire. J'ai tenté de vous faire un cours adapté à des jeunes de 15 ans. Je vous parlerai de ce que vous utilisez : Facebook, Snapchat, TikTok… »

Et là, gros bug. Les élèves me répondent : « Mais m'sieur, Facebook c'est pour les vieux ça ! »

Coup dur pour le d'jeuns que je pensais être : je croyais sincèrement qu'ils utilisaient un peu Facebook. Grosse surprise : pas du tout, ou très très peu. Eh oui, Facebook est un réseau de « vieux » (vous savez, les gens de 30 ans…).

J'ai compris ce qui semble logique : dans le numérique comme dans la mode, il faut se détacher des pratiques des générations précédentes. Adieu Facebook !

Les graphes

Quel cours réaliser ? Les livres de SNT nous proposent beaucoup de contenu sur l'apprentissage des graphes relationnels : matérialiser des relations entre personnes, compter la distance qui sépare deux individus, etc.

Cela n'engage que moi, mais je trouve cette approche inintéressante sur le plan pédagogique : elle n'apprend rien aux élèves. Le seul point à retenir du traitement des graphes relationnels en SNT est, pour moi, celui visant à leur faire comprendre que nous sommes tous reliés par un nombre très faible de relations.

Pour le reste, leur faire réaliser des calculs de distance de graphe et des matérialisations X ou Y n'est pas très intéressant.

Alors, quel cours réaliser ?

À mon sens, le cours sur les réseaux sociaux est utile pour sa capacité à nous faire débattre avec nos élèves sur des sujets sociétaux qui les concernent, et pour aborder l'aspect fake news qui ne peut être vu dans aucun autre thème.

Je traite tout l'aspect comportement en ligne. Mon but est de faire prendre conscience aux élèves que les mots qu'ils écrivent sur Internet restent. Ils peuvent impacter la personne qui les reçoit (positivement ou négativement), mais également les impacter eux-mêmes : c'est la e-réputation.

Nous traitons systématiquement les sujets de cyberviolence. L'idée n'est pas de leur dire ce qui est bien ou mal en égrenant des exemples, mais bien de leur faire comprendre ce qu'est la violence en ligne pour qu'ils sachent l'identifier et la combattre.

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