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Apprentissage du Python en SNT

Cela doit faire autant peur aux élèves qu'aux professeurs : c'est comment, Python en seconde ? Vaste sujet, que j'aborde toujours par la même question existentielle : à quoi ça sert ?

Python, c'est quoi ?

C'est un langage informatique utilisé notamment pour manipuler de grosses quantités de données : les transferts bancaires, par exemple.

Mais à quoi cela sert-il, en seconde, de faire du Python ? LA question existentielle posée par beaucoup d'élèves est de savoir à quoi sert ce qu'on leur enseigne. Dans le cas de Python, compliqué de leur répondre que c'est pour qu'ils deviennent développeurs après le bac : cela ne concerne qu'un faible pourcentage de la classe.

Je n'attends pas d'avoir la question pour aborder le sujet. Comme je l'indique dans le premier cours du thème Python, je commence la session en expliquant que l'utilité du lycée, c'est de tester avant d'en faire un métier.

L'idée n'est pas que les élèves développent un logiciel à la fin de l'année, ni même qu'ils se souviennent des commandes à l'issue de la terminale, mais bien de goûter à la programmation informatique.

Je demande systématiquement à chaque classe : « Qui a déjà codé ici ? » La réponse est toujours la même en seconde : personne, pas même un curieux.

Manger du Python

Avant de savoir si l'on veut se resservir, il faut goûter.

Python est donc THE occasion de leur faire tester la chose avant de parler de deux ans post-bac pour en faire un métier. C'est la seule occasion qu'ils auront à l'école d'essayer la programmation informatique, présente dans tant de cursus post-bac : pas mal de savoir si l'on aime ça avant de se lancer !

Ainsi, je leur présente le cours en expliquant que l'idée n'est pas de tout retenir par cœur — sauf pour le contrôle Python, bien sûr.

Après une présentation du métier de développeur web (en quoi ça consiste, quel salaire, etc.), je leur explique que s'ils aiment résoudre des problèmes, l'informatique devrait leur plaire… et que les autres sauront, au moins, qu'ils ne sont pas intéressés par l'informatique.

Une année en Python

Sur mes quatre classes (donc huit demi-groupes), les cours de Python ont bien été reçus. Quelques élèves un peu râleurs ont émis des réserves — « c'est trop dur, monsieur » — mais ils se sont vite pris au jeu de devoir résoudre des problèmes.

Fierté personnelle : cela a ouvert le champ des possibles à trois élèves sur mes 120, venus me voir à la fin du cours pour me dire qu'ils avaient adoré coder et qu'ils se verraient bien en faire un métier. C'est à ce moment-là que le professeur qui enseigne Python peut se féliciter de son travail !

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